EISA consortium
  • L’Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique (EISA) est une organisation à but non lucratif dont le siège est à Johannesburg, en Afrique du Sud. EISA été créé en juin 1996 sous le nom de « Institut Electoral d’Afrique du Sud » avant de devenir « Institut Electoral d’Afrique Australe ». Depuis mars 2010, EISA est l’ «Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique », un changement de dénomination conforme à sa nouvelle direction stratégique ainsi qu’à l’envergure géographique et thématique de ses activités. La vision de l’organisation est : Un continent africain où la gouvernance démocratique, les droits de l’homme et la participation des citoyens sont préservés dans un climat de paix. Cette vision s’exécute à travers la mission assignée à l’organisation et qui consiste à viser l’excellence dans la promotion des élections crédibles, la démocratie participative, la culture des droits de l’homme et le renforcement des institutions de la gouvernance pour la consolidation de la démocratie en Afrique.

    En quelques années, EISA est passé d’une ONG internationale d’assistance électorale limitée à l’Afrique Australe à une organisation plus diversifiée travaillant d’un bout à l’autre du continent avec des partenaires au niveau national, régional, panafricain et mondial. Aujourd’hui, les activités de l’Institut ne couvrent plus uniquement les élections mais s’étendent à d’autres domaines de la démocratie et de la gouvernance tels que le développement des partis politiques, la gestion des conflits électoraux, l’appui aux Parlements, le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP), la gouvernance locale et la décentralisation. De plus, EISA travaille étroitement avec l’Union Africaine et les Communautés Economiques Régionales (SADC, CEEAC, CEA).  En dehors de son siège social situé à Johannesburg (Afrique du sud), EISA a ouvert des bureaux nationaux dans une quinzaine de pays en Afrique, notamment Luanda (Angola), Bujumbura (Burundi), Bangui (République Centrafricaine), Abidjan (Côte d’Ivoire), Kinshasa (RD Congo), Le Caire (Egypte), Nairobi (Kenya), Antananarivo (Madagascar), Bamako (Mali), Maputo (Mozambique), Kigali (Rwanda), Mogadishu (Somalie) Khartoum (Soudan), N’Djamena (Tchad), Libreville (Gabon) et Harare (Zimbabwe).

    EISA a appuyé la mise en place et consolidé les réseaux nationaux d’observation dans environ vingt pays en Afrique sub-saharienne en les aidant à développer une approche commune de l’évaluation des processus électoraux sur des bases non partisane, la formation et l’appui au déploiement des observateurs, l’assistance à la dissémination des résultats de l’observation électorale et le renforcement du rôle de la société civile dans la conduite des réformes électorales à travers son implication dans diverses initiatives de revue post-électorales. Pour EISA, favoriser l’implication des OSC dans le processus électoral en leur permettant de mener une observation professionnelle, impartiale et structurée offre un droit de regard à la population sur le processus électoral, permet une confiance renforcée vis-à-vis de la conduite des élections, un éveil de la conscience et un accroissement de la participation politique.

    EISA a eu le privilège de travailler sur les questions électorales dans toutes les régions du continent et dans presque tous les pays d’Afrique. En partenariat avec la Forum des Commissions Electorales des pays de la Communauté des Etats de l’Afrique Australe (SADC), EISA a élaboré et facilité l’adoption 2003 et la dissémination des Principes de gestion, de monitoring et d’observation des élections dans les pays de la SADC, en abrégé PEMMO. PEMMO sera notamment utilisé dans le cadre des formations et lors d’activités d’exposition des OSC aux bonnes pratiques sous régionales et continentales en matière d’élections démocratiques. EISA a aussi lié des partenariats solides avec les plus grands réseaux d’observation citoyenne sur le continent. Elle a même participé à la naissance de nombre d’entre eux.

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DRI consortium
  • Democracy Reporting International (DRI) est une organisation à but non-lucratif, indépendante et non-partisane enregistrée à Berlin, en Allemagne. DRI œuvre à promouvoir la gouvernance démocratique et participative, en tant que droit de l’homme, ainsi que la responsabilité des gouvernements envers leurs citoyens. Les principales références dans les travaux de DRI sont les obligations et engagements internationaux en matière de gouvernance, y compris la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

    Depuis 2005, DRI a apporté son soutien aux acteurs des transitions démocratiques en Afrique, au Moyen Orient, en Asie et dans la région du Pacifique, généralement en étroite collaboration avec les organisations de la société civile, actives dans les domaines de la réforme électorale et de la gouvernance démocratique. DRI appuie les acteurs de la transition démocratique afin de renforcer leurs capacités à répondre aux défis d’un processus de  transition démocratique, en particulier en ce qui concerne la réforme électorale, le renforcement de leurs capacités techniques en matière de gouvernance démocratique et le soutien au développement organisationnel des associations de la société civile. DRI renforce les capacités de la société civile à travers une approche d’« apprentissage par la pratique » consistant à l’organisation d’évènements conjoints et des publications complémentées par des formations adaptées.

    Depuis 2011 à ce jour DRI travaille en Tunisie avec huit organisations de la société civile créés juste après la révolution, afin de renforcer leurs capacités à observer les élections de la phase de transition en conformité avec la Déclaration de Principes Globaux pour l’Observation non-partisane des élections par des Organisations Citoyennes et le Code de conduite y relatif. Les programmes de DRI en Tunisie ont été financés par l’Union européenne, l’Allemagne, la Grande Bretagne et la Suisse. Deux des OSC partenaires (Mourakiboune et ATIDE) ont réussi de créer des réseaux de taille considérable, et ont accrédités une grande partie des observateurs citoyens qui ont observé les élections de l’Assemblée nationale constituante en 2011, les élections de l’Assemblée nationale en 2014 et les deux tours des élections présidentielles en 2014. DRI a contribué au  développement constitutionnel de la stratégie ainsi que des approches adéquates de ces groupes pour l’observation de différentes phases du cycle électoral tunisien. En plus de la déontologie et de la méthodologie, DRI a soutenu le développement de tous le matériels d’observation électorale, par exemple des brochures pour expliquer l’approche des OSC aux parties prenantes et citoyens tunisiens, le rôle spécifique des observateurs non-partisans, des questionnaires d’observation, des fiches d’observation des meetings électoraux, ainsi que des fiches d’observation d’incidents.

    Les huit organisations ciblées par le programme se sont mises en coalition avec d’autres organisations importantes sur la scène tunisienne sous l’impulsion de DRI. En fait, des formations conjointes ont contribué à créer la confiance entre les OSC qui auparavant étaient des compétiteurs. Grâce à la facilitation de l’expertise technique, les OSC sont devenues des interlocuteurs de choix pour les réformes électorales en Tunisie. A la fin des trois ans du projet, ces organisations sont devenues pérennes, et sollicitées par les medias. Afin de renforcer leurs capacités et leur crédibilité techniques, DRI a organisé des formations sur certaines thématiques techniques comme les systèmes électoraux, l’enregistrement électoral, le cadre légal électoral, ou les bonnes pratiques et règlements types des organes de gestion des élections. Ces formations ont préparé les ONG à agir en tant qu’experts ainsi qu’en tant que membres des équipes cadre. En parallèle, DRI a incité les OSC à réfléchir à structurer des messages de plaidoyer, par exemple pour une meilleure préparation des procédures de vote par les autorités tunisiennes. DRI, avec le Carter Center, a organisé des ateliers de formation sur les bonnes pratiques de la gestion des élections qui rassemblaient les experts des OSC avec les représentants des organes de gestion des élections, contribuant à créer un dialogue entre les deux côtés.

    DRI appuie également les OSC au Myanmar en les dotant de connaissances techniques nécessaires pour observer les élections, comprendre et évaluer des questions complexes liées au cadre électoral et aux constitutions démocratiques. Le projet qui s’étend de mai 2014 à novembre 2015 est financé par l’Union Européenne. Le projet vise en même temps à renforcer les capacités des OSC en matière de plaidoyer basé sur des faits, sur la base d’une approche d’« apprentissage par la pratique ». Pour accroître des opportunités de débats entre les parties prenantes, le projet sensibilisera les décideurs, les médias et le public sur des questions clés des réformes électorales. Le projet appuie également les capacités organisationnelles et de plaidoyer des OSC en plus des formations à la gestion des projets et du soutien au développement organisationnel. DRI fait partie du consortium mettant en œuvre le projet « Soutien à la démocratie – un programme pour les organisations citoyennes (y compris les groupes d’observateurs nationaux) », financé par l’Union européenne 2015 à 2018.

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